Lelivre d'or des enfants de Belfort morts en 1914-1918. Le livre d'or des enfants de Belfort morts en 1914-1918 . Fiche; 0 note . Christophe Grudler Bernard Cuquemelle. Date de parution : 28/10/2016; Editeur : Les Editions Du Lion ; EAN : 9782955413715; Série : (-) Support : Papier ; Nombre de pages : 208; Collection : (-) Genre : Histoire; ThÚme : Histoire du 20Úme
Un char Ă  l’effigie de Kadhafi, Bonfire Night » de Lewes Sussex, le 5 novembre 2011 - James McCauley/Rex Fe/REX/SIPA Qu’est-ce qu’une arme ? La rĂ©ponse semble Ă©vidente. Tout objet conçu pour blesser ou tuer », dit le code pĂ©nal français. Oui mais voilĂ , c’est peut-ĂȘtre un peu plus compliquĂ©. En 2007, en pleine normalisation des relations entre la France et la Libye une minute de silence pour se remĂ©morer la visite du colonel Kadhafi Ă  Paris en dĂ©cembre 2007, la tente dans le parc de l’HĂŽtel Marigny, les gardes du corps, les discours
. Eh oui, tout ça nous ne l’avons pas rĂȘvĂ©, c’est arrivĂ©, en pleine normalisation des relations entre la France et la Libye, une sociĂ©tĂ© française du nom d’Amesys, filiale de Bull le fleuron historique de l’informatique française, signe un contrat avec le gouvernement du colonel suite aprĂšs la publicitĂ© Ce qu’Amesys vend Ă  la Libye, c’est un programme du nom de Eagle. La technologie sur laquelle repose Eagle s’appelle DPI, Deep Packet Inspection » ; comme ces trois mots l’indiquent, le DPI permet de plonger dans les paquets d’information qui circulent dans les rĂ©seaux car sur Internet, les informations circulent par petits paquets qui sont dĂ©coupĂ©s Ă  l’émission et rĂ©assemblĂ©s Ă  rĂ©ception. Autrement dit, grĂące au DPI, on peut rĂ©cupĂ©rer Ă  peu prĂšs toute l’information qui circule sur un rĂ©seau e-mail, voix sur IP – c’est-Ă -dire les systĂšmes comme Skype –, messageries instantanĂ©es, requĂȘtes envoyĂ©es aux moteurs de recherche et presque tout le trafic web pour ensuite, l’analyser. Ce que vend Amesys, sociĂ©tĂ© française, au gouvernement libyen, en 2007, c’est un programme qui permet de faire tout cela ou une partie seulement, sur ce point il y a discussion. Mais dans quel but ? Tout est lĂ . Des Libyens surveillĂ©s, convoquĂ©s et torturĂ©s Quand en 2011, est rĂ©vĂ©lĂ©e cette opĂ©ration, grĂące en particulier au travail remarquable des journalistes hackers du site français Amesys oppose plusieurs arguments et notamment celui-ci ce que nous vendons avec Eagle c’est une technologie de lutte contre le terrorisme, si l’acheteur dĂ©cide d’en faire autre chose, ça n’est pas notre problĂšme. Sauf que voilĂ , la police secrĂšte libyenne s’est manifestement servie de Eagle pour surveiller les opposants ce qui Ă©tait bien sĂ»r imprĂ©visible. Quand le pouvoir de Kadhafi est tombĂ©, des reporters du Wall Street Journal ont retrouvĂ© des fichiers individuels de citoyens libyens frappĂ©s du logo d’Amesys, ils ont montrĂ© aussi que certaines personnes surveillĂ©es avaient Ă©tĂ© convoquĂ©es et suite aprĂšs la publicitĂ© Un programme informatique peut-il ĂȘtre considĂ©rĂ© comme une arme ? La plainte de la FIDH En septembre 2011, une association du nom de Sherpa dĂ©pose plainte auprĂšs du procureur de la RĂ©publique de Paris contre Amesys en accusant la sociĂ©tĂ© d’avoir vendu illĂ©galement un dispositif de surveillance Ă  distance visant les rebelles et l’opposition libyenne. IllĂ©galement » car pour l’association, de tels systĂšmes de surveillance devraient ĂȘtre soumis au mĂȘme rĂ©gime que le matĂ©riel militaire et ne pouvoir ĂȘtre vendus sans autorisation du gouvernement. Autrement dit, Eagle devrait ĂȘtre considĂ©rĂ© comme une arme. En mars 2012, la plainte est classĂ© sans suite, au prĂ©texte que le systĂšme Eagle n’est pas soumis Ă  l’autorisation en tant que matĂ©riel d’interception, dĂšs lors qu’il est destinĂ© Ă  l’exportation et non pas Ă  utilisation sur le territoire national ». Passons sur le prĂ©supposĂ© de cette dĂ©cision on peut vendre des trucs pourris Ă  des dictatures, mais les utiliser chez nous, ah ça non, pour aller Ă  la conclusion le procureur de la RĂ©publique de Paris considĂšre qu’Eagle n’est pas une arme. En mai 210, c’est au tour de la FĂ©dĂ©ration internationale des droits de l’homme FIDH de dĂ©poser plainte contre Amesys pour complicitĂ© de torture. Un autre biais donc. Une information judiciaire a Ă©tĂ© suite aprĂšs la publicitĂ© Le programme Cause Et mardi, la FIDH toujours, avec Amnesty International, Human Right Watch, Privacy International, Reporters sans frontiĂšre, mais aussi l’Open Technology Institue, tous ont lancĂ© un programme du nom du nom de Cause, pour Coalition Against Unlawful Surveillance Export, soit Coalition contre l’exportation illĂ©gale de technologie de surveillance. Le but est de pousser Ă  une rĂ©glementation internationale sur la vente de ces technologies, rĂ©glementation reposant sur l’assurance que ce matĂ©riel ne servirait Ă  rien qui puisse contrevenir aux droits de l’homme. Oui mais voilĂ , qui a intĂ©rĂȘt Ă  cette rĂ©glementation alors mĂȘme que la vente des ces technologies rapporte de l’argent, mais surtout alors que tous ceux qui ont les moyens – dĂ©mocraties comprises – utilisent ces technologies sur leur territoire et dans des objectifs flous, comme le montre chaque jour l’affaire Snowden ? Je suis trĂšs pessimiste
 A moins que ce soit ça la solution. Faire en sorte que le droit rapproche les technologies de surveillance des armes et que l’image qui surgisse Ă  l’esprit, quand on Ă©voque un pays qui surveille les communications de sa population, ce soit celle d’une arme braquĂ©e sur son peuple. Peut-ĂȘtre faut-il cette image pour que nous rĂ©agissions. C’est le grand jour, celui oĂč notre roi monte officiellement sur le trĂŽne », a expliquĂ© Themba Fakazi, 59 ans, qui fait partie des rĂ©giments de guerriers chargĂ©s de protĂ©ger le roi.
David Lisnard prĂ©sidait la cĂ©rĂ©monie du souvenir en hommage aux Harkis morts pour la France devant le momnument dĂ©diĂ© Ă  la mĂ©moire des Combattants d’Afrique du Nord, au cimetiĂšre de l’Abadie. Je tiens chaque annĂ©e – encore plus dĂ©sormais en tant que maire – et ressens toujours une gra
nde Ă©motion, Ă  participer Ă  vos cĂŽtĂ©s Ă  l’hommage que nous rendons aux Harkis morts pour la France. Cette cĂ©rĂ©monie s’inscrit dans le cadre de la journĂ©e nationale du souvenir créée en 2001 par le prĂ©sident de la RĂ©publique, Jacques Chirac, afin d’exprimer de façon solennelle, Ă  ces combattants, Ă  leurs familles et Ă  leurs descendants, l’attachement, le respect, la reconnaissance de la Nation pour leur engagement sous le drapeau français. Notre devoir est lĂ  aujourd’hui. Notre devoir est dans l’affirmation que ces hommes se sont couverts d’honneur. Notre devoir est de souligner le sacrifice, les sacrifices qu’ils ont consentis par patriotisme. Notre devoir est de rappeler le sort de ces combattants, au lendemain de ce que l’histoire a appelĂ© les accords d’Evian, ces combattants forcĂ©s Ă  l’exil ou Ă  une mort atroce en reprĂ©sailles Ă  leur loyautĂ© envers la France. Ce devoir, nous l’accomplissons ensemble cet aprĂšs-midi. Nous l’assumons ensemble dans la fidĂ©litĂ© Ă  leur mĂ©moire, dans la fidĂ©litĂ© Ă  leur engagement, dans la fidĂ©litĂ© Ă  leur glorieux mĂ©rite. Car il nous revient, Ă  nous, Ă  nous tous, de saluer le courage, l’honneur, et le sacrifice de ces hommes. La guerre d’AlgĂ©rie n’a fait que confirmer le lien qui unissait depuis plus d’un siĂšcle dĂ©jĂ  ceux que l’on appelait alors indigĂšnes », et qui composaient les bataillons de soldats puis les rĂ©giments de tirailleurs algĂ©riens, comme membres Ă  part entiĂšre de l’armĂ©e française, oĂč il faut le dire et le rappeler ils se sont illustrĂ©s dans les campagnes du Second Empire, de la IIIe RĂ©publique, puis des deux Guerres mondiales. Oui, la guerre d’AlgĂ©rie a mis en scĂšne, dans un dĂ©chirement inexorable, l’engagement de ces combattants musulmans, marchant dans les pas de leurs pĂšres et de leurs grands-pĂšres, pour dĂ©fendre les idĂ©aux de la France, protĂ©ger leurs familles, rester libre sur cette terre d’Afrique du Nord oĂč s’était construite leur histoire et enracinĂ©es leurs vies. Oui, la guerre d’AlgĂ©rie a jouĂ© le destin de nos compatriotes Harkis bien au-delĂ  du cessez-le feu, les plongeant, comme beaucoup de Pieds-noirs, dans une insupportable tourmente, livrĂ©s Ă  la haine et Ă  la violence extrĂȘme du FLN. Nous en souvenir, c’est dĂ©jĂ  rendre justice Ă  nos frĂšres. Nous incliner devant leur mĂ©moire, c’est accepter comme notre propre histoire la tragĂ©die qui fut la leur et exprimer Ă  leurs descendants, Ă  ceux qui ont vĂ©cu le dĂ©racinement vers la mĂ©tropole, que si la reconnaissance de la France et la prise en charge de leur population n’ont pas toujours Ă©tĂ© Ă  la hauteur, c’est un euphĂ©misme, de l’idĂ©e qu’ils s’en faisaient et pour laquelle ils s’étaient battus, le peuple de France lui, et en particulier le peuple de Cannes, sait, salue et rend hommage Ă  votre communautĂ© que rien ne peut dissocier de la communautĂ© nationale, de la communautĂ© cannoise. Le sang de vos frĂšres et de vos pĂšres a rejoint celui de nos soldats, de nos poilus, de nos rĂ©sistants, le sang de nos hĂ©ros. Leur sang, votre sang, coule avec le nĂŽtre, car il s’agit du mĂȘme, dans les veines de la France. Et l’Etat doit aller au bout de son devoir moral envers eux, envers vous. C’est une question d’éthique et de justice. C’est une question de dignitĂ©. J’y suis attachĂ© ici Ă  Cannes, vous le savez, et je m’y emploie dans cet esprit. Mon attachement Ă  cet hommage solennel auquel je participe chaque annĂ©e Ă  vos cĂŽtĂ©s en est un modeste tĂ©moignage parmi d’autres. Bien sĂ»r, notre commĂ©moration ne soigne pas toutes les blessures, bien sĂ»r elle ne rĂ©sout pas tous les problĂšmes du quotidien ; mais elle pose un acte de reconnaissance majeur des massacres de Harkis en AlgĂ©rie, du dĂ©racinement des survivants, et de la longue nĂ©gligence de la nation Ă  leur Ă©gard. Elle donne du sens Ă  l’engagement digne et respectable des harkis. Savoir, c’est se souvenir », selon la formule d’Aristote. Eh bien cet aprĂšs-midi, mes chers amis, nous posons un acte de savoir, nous posons un acte de connaissance, nous posons un acte de reconnaissance qui doit interpeller la conscience collective de notre citĂ©, la conscience collective de notre pays, vers une meilleure comprĂ©hension de la tragĂ©die qui s’est jouĂ©e de l’autre cĂŽtĂ© de la MĂ©diterranĂ©e, en particulier entre 1954 et 1962, et vers un plus grand respect pour ces combattants et leurs descendants. C’est le souhait que je forme ici, devant vous et avec vous, dans ce lieu de vĂ©ritĂ©. C’est l’engagement que je prends devant vous et avec vous en cette pĂ©riode oĂč l’actualitĂ© tend parfois aux amalgames. Il est essentiel de dire les choses, il est essentiel d’affirmer et de tenir dans nos valeurs communes, pour faire face aux dangers de notre Ă©poque, aux nouveaux extrĂ©mismes et terrorismes, pour surmonter la barbarie, la barbarie djihadiste islamiste, qui s’exprime chaque jour un peu plus et bafoue l’hĂ©ritage de nos aĂźnĂ©s. Comment aujourd’hui ne pas avoir une pensĂ©e Ă©mue, indignĂ©e, combattante, pour HervĂ© Gourdel. A l’issue de notre cĂ©rĂ©monie, je partirai rapidement vers Saint-Martin-VĂ©subie oĂč je tiens, au nom de Cannes et au nom des Cannois, Ă  participer au rassemblement qui est organisĂ© ce soir en souvenir d’HervĂ© Gourdel, avec sobriĂ©tĂ©, par respect pour ses proches qui, Ă  juste titre, veulent qu’aucune rĂ©cupĂ©ration ne soit faite mais aussi pour affirmer la combattivitĂ© d’une sociĂ©tĂ© française qui doit aujourd’hui, alors que l’ennemi est clairement identifiĂ©, se mobiliser, se souder. Il est temps de sortir des facilitĂ©s et des amalgames. Il est temps de dire que ce djihadisme, que cet islamisme qui est une perversion de la religion musulmane, est un nouveau totalitarisme violent, destructeur, morbide et mortifĂšre, et meurtrier, comme l’était le nazisme, comme l’était le communisme soviĂ©tique. Nous n’avions plus d’ennemi depuis la chute du mur de Berlin. Nous avons un ennemi, sachons en tirer la force de nous rassembler, de nous rĂ©unir. Cet ennemi, il s’oppose bien sĂ»r Ă  tous les hommes libres, mais il n’est pas un ennemi de l’Occident. Ce n’est pas un ennemi des chrĂ©tiens et des juifs. C’est un ennemi de toute l’humanitĂ©, de tous les hommes libres. Tous les chrĂ©tiens, tous les juifs, tous les musulmans, tous les athĂ©es, tous les bouddhistes, tous les hommes qui ont une vision de la dignitĂ© humaine et de l’indĂ©pendance doivent se rĂ©unir et se souder pour affronter Ă  l’extĂ©rieur par les armes lorsque cela est nĂ©cessaire, par la diplomatie lorsque cela est possible, Ă  l’intĂ©rieur par une action policiĂšre et judiciaire digne, forte, cette idĂ©ologie qui est une idĂ©ologie holistique, qui s’attaque Ă  tous les pans de la vie humaine. Nous devons le respect Ă  nos aĂźnĂ©s qui se sont battus pour la France et pour la libertĂ©, quelle que soit leur origine les harkis Ă©taient souvent des musulmans. Ce devoir, c’est un devoir de mĂ©moire. Mais c’est aussi un devoir de combattivitĂ© et donc un combat d’espoir. Et dans cet esprit, que la guerre menĂ©e en ce moment mĂȘme, y compris sur le territoire algĂ©rien, en parfaite entente entre Paris et Alger – quel bouleversement –, nous donne l’occasion d’un rapprochement durable, sans la faiblesse de l’ignorance, sans la faiblesse de la repentance et dans le respect rĂ©ciproque des braves, d’un rassemblement respectueux, digne, oĂč la France respecte l’AlgĂ©rie et oĂč l’AlgĂ©rie respecte la France, ces deux terres qui ont tout pour s’unir et travailler ensemble. La France peut et doit ĂȘtre fiĂšre de ses Harkis, de ses Pieds-noirs, de ses RapatriĂ©s, de toutes les forces supplĂ©tives qui ont versĂ© leur sang pour elle. Je suis fier des Harkis, des Pieds-noirs, des RapatriĂ©s, de toutes les forces supplĂ©tives qui ont montrĂ© la voie de l’honneur, du courage, et du sacrifice, tout simplement la voie du patriotisme. Le respect leur est dĂ», le respect vous est dĂ». Ils ont combattu, vous avez combattu pour le pays. Le souvenir de ceux qui nous ont quittĂ©s est prĂ©cieux, leur visage est notre honneur. Que la gloire leur soit rendue, partout oĂč ils reposent. Vive la RĂ©publique ! Vive la France ! »
HonneurTraditions Paroles: C'est nous les descendants des rĂ©giments d'Afrique Les chasseurs, les spahis, les goumiers Gardiens et dĂ©fenseurs n'empires magnifiques Sous l'ardent soleil Avant, le griotisme Ă©tait basĂ© sur la modestie, l’honnĂȘtetĂ© et le respect de la parole donnĂ©e » nous dit Amy Koita, la diva de la musique malienne que nous avons rencontrĂ©e. Pour sa voix mĂ©lodieuse, les messages vĂ©hiculĂ©s dans ses chansons Amy KoĂŻta est admirĂ©e et respectĂ©e aussi bien au Mali qu’en dehors de nos frontiĂšres. 26 Mars Quand est-ce que vous avez commencĂ© Ă  chanter ? J’ai commencĂ© Ă  chanter Ă  bas Ăąge. Ma grand-mĂšre et ma mĂšre chantaient et elles Ă©taient aimĂ©es de tous. Mon pĂšre chantait et racontait des histoires. Ils ont tous eu une grande notoriĂ©tĂ©. Avec tout ça, j’ai vu que c’est quelque chose de bon et qu’il y a de trĂšs bonnes leçons d’éducation Ă  l’intĂ©rieur. Puisque je suis issue d’une famille de griots et que j’avais le griotisme dans le sang, j’ai donc dĂ©cidĂ© de dĂ©velopper mon talent et devenir griotte. 26 Mars Si vous pouviez revenir en arriĂšre, est ce que vous auriez choisi un autre mĂ©tier ? Si j’avais eu la possibilitĂ© de faire autre chose, je l’aurais fait parallĂšlement Ă  la chanson. Mais ce que j’aime le plus, c’est le griotisme et je ne l’aurais laissĂ© pour rien au monde. Je me suis promenĂ©e depuis mon jeune Ăąge, j’ai vu beaucoup de choses et cĂŽtoyĂ© de nombreuses personnes. J’étais aimĂ©e par beaucoup de personnes de ma gĂ©nĂ©ration et tout cela m’a encouragĂ© Ă  bien faire mon travail de griotte parce qu’au-delĂ  de l’argent, il y avait l’humanitĂ©, l’honneur et la fraternitĂ© au sein de ce mĂ©tier. 26 Mars Penses-tu qu’il y a une diffĂ©rence entre le griotisme d’aujourd’hui et d’avant ? Bon ! Les Ă©poques ne sont pas les mĂȘmes. Mais, pour ma part je pense que le griotisme est dĂ©naturĂ©. Nous, Ă  notre Ă©poque, le griotisme Ă©tait une histoire d’hĂ©ritage et de sang. Il se transmettait de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration. Mais aujourd’hui, tout le monde devient griot, et l’argent est en train de rendre tout le monde fou. Les jeunes ne respectent plus les vieux, il ya des rivalitĂ©s lors des cĂ©rĂ©monies de mariages et de baptĂȘmes sans oublier l’hypocrisie. Avant, le griotisme Ă©tait basĂ© sur la modestie, l’honnĂȘtetĂ© et le respect de la parole donnĂ©e. Au wassoulou, on chantait pour se faire plaisir et Ă©gayer les gens. Mais aujourd’hui, c’est devenu un outil Ă  but lucratif. N’importe qui porte un basin et va s’afficher Ă  la tĂ©lĂ© et dit qu’il est griot. Aujourd’hui, les nobles utilisent les griots comme boucs Ă©missaires. Ils leurs donnent de l’argent pour dĂ©nigrer quelqu’un ou pour faire de la provocation. Le griot doit rester Ă  sa place et le noble Ă  sa place. Le griot doit se respecter et respecter son mĂ©tier pour que les autres en fassent autant. 26 Mars Face Ă  la situation actuelle de notre pays, pensez vous que les griots ont un rĂŽle Ă  jouer ? Les griots ont une place et un rĂŽle Ă  jouer dans la rĂ©solution de cette crise. Mais elle est minime puisque, les nobles sont eux-mĂȘmes devenus griots. Ils prennent eux mĂȘme le micro pour chanter et transmettre leur message. Avant, quand un noble voulait faire passer un message, il le faisait Ă  travers un griot. Le noble se distinguait des hommes de castre et chacun Ă©tait Ă  sa place. Tous les grands guerriers de l’histoire Ă©taient accompagnĂ©s par des griots, mĂȘme sur les champs de bataille. El Hadj Oumar, Samagnana Bassi, Da Diarra. Avant, Ă  Niarela, les messages Ă©taient transmis par un griot avec une kora. Aujourd’hui ce n’est plus le cas. Ce type de griotisme n’existe plus. Ce que je peux faire, c’est prier, pour que la paix revienne au Mali. Le Mali est un pays bĂ©ni. Il y a le social, la solidaritĂ© et l’hospitalitĂ©. Le Mali est un exemple citĂ© Ă  travers le monde entier. Que Dieu nous prĂ©servent Tous ! Qu’il Ă©loigne de nous tous ces dĂ©mons ! Propos recueillis par Rokya BerthĂ© Commentaires via Facebook
Denos jours, ce terme de Maghreb désigne encore les pays d'Afrique, au nord du Sahara, le plus grand désert du monde. Ce nom arabe est symétrique de Maschrek qui désigne le reste de la « Nation Arabe », qui se situe au proche orient. Cela dit, partons à la recherche du cheval du Maghreb. 1 Úre PARTIE Dans l'Antiquité, les Européens occidentaux que nous sommes,
Du Royal-Cravate » de Louis XIV aux RĂ©giments Croates de NapolĂ©on Allocutions prononcĂ©es Ă  l’occasion de l’inauguration, le 28 octobre 1956, de la plaque aux rĂ©giments croates, publiĂ©es dans la revue d’histoire militaire Carnet de la Sabretache » n°416, juin 1957. Pour honorer la mĂ©moire des Croates ayant combattu avec les armĂ©es françaises, le ComitĂ© des Travailleurs croates a fait apposer sur les murs de notre HĂŽtel une plaque qui va, dĂ©sormais, rappeler Ă  tous la fidĂšle et lourde part que nos amis croates ont prise Ă  notre histoire militaire. Allocution de M. Mirko METER Vice-PrĂ©sident du ComitĂ© des Travailleurs croates en France L’HĂŽtel des Invalides est, pour tous les Français, nous le savons, le mĂ©morial permanent de la gloire militaire de leur patrie. Qu’il soit permis Ă  des travailleurs croates d’y apporter, avec cette plaque commĂ©morative, Ă  la fois l’hommage de leur administration pour les soldats croates et français qui, sous le mĂȘme drapeau, ont combattu pour la lente et difficile crĂ©ation d’une Europe viable et humaine, et aussi l’hommage de leur affection pour la France, affection qui s’épanouit dans leur cƓur et dans leur cerveau, en reconnaissance de l’asile fraternel que leur a offert la RĂ©publique, fidĂšle gardienne de ses traditions d’hospitalitĂ©. À la mĂ©moire des rĂ©giments croates qui sous le drapeau français ont partagĂ© la gloire de l’armĂ©e française » HĂŽtel des Invalides - Cour d’honneur Nous sommes ici dans le Temple de Patrie. Par une association d’idĂ©es inĂ©luctable, nous pensons Ă  notre propre patrie. Elle est fort ancienne, notre patrie, pour laquelle nous professons tous un amour qui dĂ©fie les souffrances morales et physiques. DĂšs le IIe siĂšcle aprĂšs JĂ©sus-Christ, sur la mer d’Azov, Ă  l’embouchure du Don, sur le sol de l’antique colonie grecque de TanaĂŻs, le mot croate » figure sur les tombes. Sous empereur HĂ©raclius, qui rĂ©gna de 610 Ă  641, notre peuple Ă©tait dĂ©jĂ  fixĂ© sur le territoire compris entre la Drave et le littoral adriatique. Ce n’est pas le lieu, ici, de faire un cours d’histoire de Croatie. Mais il est nous cependant permis de rappeler combien est restĂ©e vivace, au cours des siĂšcles, la volontĂ© d’indĂ©pendance politique, depuis qu’elle fut la pensĂ©e dominante d’un Viseslav, premier prince croate dont l’histoire connaĂźt le nom, qui vivait en l’an 800, jusqu’au premier roi croate Tomislav en 925. Tous les croates savent que, lorsque Tomislav ceignit la couronne royale avec l’approbation de la DiĂšte nationale et celle du Pape Jean X, la Croatie constituait une unitĂ© nationale certaine et un État fort. Cet État Ă©tait fort sur terre et sur mer. PorphyrogĂ©nĂšte nous assure qu’il disposait d’une armĂ©e de cent mille fantassins et de soixante mille cavaliers. Sa population Ă©tait alors de deux millions d’habitants, ce qui en faisait un État plus grand et plus important que l’Angleterre d’alors. Son importance militaire et Ă©conomique Ă©tait attestĂ© par sa flotte. La Croatie possĂ©dait 180 navires alors que Venise en avait juste 200. Il n’est pas en Croatie un enfant, mĂȘme des rĂ©gions les plus reculĂ©es, qui ne sache quel grand roi fut Zvonimir, Ă©lu au pouvoir suprĂȘme en 1076. Avec la protection du Pape GrĂ©goire VII, le roi Zvonimir assura la paix en Croatie, ce que lui permit de la doter de la prospĂ©ritĂ©, qui est attestĂ©e par les vielles chroniques et dont on trouve encore le souvenir dans certains chants populaires. Un fait capital domine l’histoire de Croatie. Lorsque, aprĂšs la mort tragique du roi Zvonimir, Ladislas, roi de Hongrie, intervint militairement dans les affaires croates, le peuple croate rĂ©sista vingt ans par les armes. Le peuple croate ne sait pas ĂȘtre un vaincu. Il ne courbe pas la tĂȘte. Il ne sait pas accepter les dominations imposĂ©es. Le successeur de Ladislas, Koloman, roi de Hongrie, ne put adjoindre la Croatie Ă  la Hongrie comme terre de conquĂȘte. Les reprĂ©sentants des douze tribus croates l’élirent roi de Croatie. Koloman se trouva ainsi ĂȘtre Ă  la fois roi de Hongrie et roi de Croatie. C’était lĂ  une union personnelle de deux couronnes. Cette union, dont la forme devait varier plusieurs fois, durera plus de huit cents ans. Le fait capital pour l’histoire de Croatie est celui-ci l’individualitĂ© de l’État croate Ă©tait reconnue ; il Ă©tait constatĂ© que le peuple croate formait une nation politique. Il rĂ©sulte de ce rapide et trĂšs sommaire aperçu de nos faits nationaux que, depuis les temps trĂšs reculĂ©s, nous constituons une individualitĂ© nationale qu’il n’est au pouvoir de personne de supprimer. Certes, au cours des siĂšcles, la vie historique du peuple croate a Ă©tĂ© mouvementĂ©e, parfois trĂšs dure. Elle l’a Ă©tĂ© d’autant plus que la Croatie a Ă©tĂ© le premier bastion de dĂ©fense europĂ©enne. Sur ce bastion les Croates se sont maintenus avec courage et prudence, prompts Ă  se sacrifier. Ils ont ainsi donnĂ© la preuve d’une rare conscience du sentiment europĂ©en. Jamais le peuple croate n’a abdiquĂ© son particularisme, hĂ©ritage de son passĂ© glorieux et base de sa vie politique. Un exemple typique s’en trouve dans l’attitude des Croates de Bosnie pendant leur soumission Ă  l’autoritĂ© ottomane. Ces Croates islamisĂ©s n’ont jamais parlĂ© la langue turque, employĂ©e dans l’administration, ni la langue arabe, qui Ă©tait celle de la religion. Bien mieux ils ont imposĂ© leur propre langue Ă  l’occupant turc. Au XVIe siĂšcle, c’est la langue croate qui Ă©tait usuellement employĂ©e Ă  la Cour du Sultan et dans la diplomatie ottomane. Le cours des Ă©vĂ©nements europĂ©ens avait fragmentĂ© les pays croates. Les rĂ©volutions politiques et leurs consĂ©quences diplomatiques, sociales, furent, au XIXe siĂšcle, un stimulant pour la rĂ©surrection nationale croate. Vitezovic enseignait que la nation croate ne pouvait vivre que par la rĂ©union de tous les pays croates en un seul corps ? Cette idĂ©e pĂ©nĂ©tra dans les cƓurs croates. Elle prit en eux un aspect religieux. C’est dans cette religion patriotique que prit naissance le rĂ©veil national du peuple croate. Ce sens du patriotisme, cet effort permanent vers l’unitĂ© nationale, ces aspirations vers la libertĂ©, cette haine de l’oppression, ce dĂ©sir de vivre en paix avec ses voisins ne pouvaient que faciliter la sympathie mutuelle de deux peuples ayant les mĂȘmes passions et le mĂȘme idĂ©al, le peuple français et le peuple croate. Si nous y ajoutons le goĂ»t pour le mĂ©tier des armes, nous comprenons immĂ©diatement comment ces deux peuples ont pu inscrire en commun dans leur histoire des pages de grandeur militaire. Ce sont des cavaliers croates qui, sous le roi Louis XV, sont venus renforcer la cavalerie française. Un des rĂ©giments de cavalerie les plus estimĂ©s en France portait le nom de Royal-Croate ». Pendant la guerre de 1870, la formation Ă  laquelle il avait donnĂ© naissance, le premier rĂ©giment de cuirassiers, se couvrit de gloire Ă  la bataille de Rezonville. Chacun connaĂźt la prĂ©sence des troupes croates sous les drapeaux de NapolĂ©on 1er. En des temps beaucoup plus proches de nous, ces annĂ©es derniĂšres, des soldats croates, engagĂ©s dans l’armĂ©e française, dans la cĂ©lĂšbre LĂ©gion ÉtrangĂšre, sont tombĂ©s pour la France Ă  Madagascar, en Indochine. Il en est encore qui servent la France, sous son drapeau, en Afrique du Nord. Les uns et les autres, les cavaliers de Louis XV, les soldats de NapolĂ©on 1er, les engagĂ©s volontaires de la RĂ©publique, nous les englobons dans la mĂȘme affection. Et la plus noble, la plus vraie des expressions de cette affectation, ne peut ĂȘtre que ce cri, qui jaillit de nos consciences, de notre affectation, de notre reconnaissance Vive la France ! * Allocution de Monsieur le GĂ©nĂ©ral d’ArmĂ©e ZELLER Gouverneur Militaire de Paris Messieurs, C’est avec une gratitude profonde que nous acceptons cette plaque de marbre destinĂ©e Ă  perpĂ©tuer la mĂ©moire des soldats croates qui, Ă  de nombreuses pĂ©riodes de notre histoire, ont mĂ©langĂ© leur sang Ă  celui des soldats français, ont partagĂ© leurs souffrances et leur gloire. Votre geste, dans sa magnifique simplicitĂ©, nous touche trĂšs vivement il frappe par son dĂ©sintĂ©ressement, par tout ce qu’il comporte chez vous de qualitĂ© de cƓur, de noble fiertĂ©, d’amitiĂ© et d’amour pour notre pays. Il ressuscite le souvenir du RĂ©giment Royal Croate de Louis XV, ancĂȘtre de notre Ier RĂ©giment de Cuirassiers, des fantassins et des hussards croates de la Grande ArmĂ©e, des nombreux soldats qui, Ă  travers l’histoire et jusqu’à nos jours, sont venus de votre pays, isolĂ©ment ou par groupes, pour servir dans les rangs de notre ArmĂ©e. Et comment ne pas Ă©voquer spĂ©cialement ici - Ă  quelques dizaines de mĂštre du Tombeau du Grand Empereur, Ă  quelques pas de sa statue - ces trois RĂ©giments Croates qui participĂšrent si glorieusement aux derniĂšres campagnes du Ier Empire - Ă  Ostrovno, le 25 juillet 1812, oĂč le 1er RĂ©giment reçoit le baptĂȘme du feu et est citĂ© au Bulletin de la Grande ArmĂ©e ; - Ă  Polotsk oĂč le 3e RĂ©giment se distingue particuliĂšrement ; - Ă  la Moskova, en septembre, oĂč le 1er RĂ©giment se forme encore en carrĂ© et repousse Ă  plusieurs reprises les charges de la Cavalerie Russe – ce qui lui vaut d’entrer le 15 septembre Ă  Moscou ; - Ă  la BĂ©rĂ©zina oĂč, aprĂšs la dure retraite, se retrouvent les dĂ©bris des 1er et 3e RĂ©giments ; - en 1813, oĂč les 1er et 3e RĂ©giments combattent en maints endroits ; - au siĂšge de Magdebourg enfin, oĂč le 2e Bataillon du 1er RĂ©giment rĂ©siste avec la garnison jusqu’au 23 mai 1814, deux mois aprĂšs la capitulation de Paris. Et comment ne pas citer le brave Colonel Slivaric, nommĂ© GĂ©nĂ©ral par l’Empereur en fĂ©vrier 1813 et qui, restĂ© Ă  la tĂȘte de son RĂ©giment, malgrĂ© des fatigues extrĂȘmes, Ă©tait hautement apprĂ©ciĂ© par ses chefs ? Et comment ne pas donner les pertes en officiers de ces trois RĂ©giments, les seules qui nous soient parvenues et qui nous donnent une idĂ©e de celles de ces vaillantes troupes - 18 officiers tuĂ©s, 75 blessĂ©s, sur un effectif de 130 environ ; - 29 LĂ©gions d’Honneur attribuĂ©es. Vous ĂȘtes, Messieurs, les descendants, les hĂ©ritiers de ces soldats d’autrefois, comme vous ĂȘtes les fils, les frĂšres, les compagnons de ceux d’hier et d’aujourd’hui. Dans ce magnifique HĂŽtel des Invalides, devenu le temple de la Gloire militaire, le geste pieux de l’Union des Travailleurs croates mĂ©ritait d’ĂȘtre soulignĂ©. Vous Ă©tiez dĂ©jĂ  prĂ©sents ici, par la pensĂ©e, par l’atmosphĂšre qui rĂšgne en ces lieux. Mais vous avez matĂ©rialisĂ© cela par l’apposition de cette plaque. Plus que jamais, maintenant, Messieurs, vous ĂȘtes ici chez vous. JeanMarie ThiĂ©baud. Les devises des R.P.I.M.A. (RĂ©giments Parachutistes d'Infanterie de Marine) et du 1er R.C.P. (RĂ©giment de Chasseurs Parachutistes sont regroupĂ©es dans deux articles spĂ©ciaux. Seules figurent ci-dessous les devises des autres rĂ©giments parachutistes. Emmanuel Macron souhaite rendre hommage aux soldats africains morts pour la France Ă  l’occasion du dĂ©barquement de Provence du 15 aoĂ»t 1944. Durant son discours prononcĂ© ce jeudi Ă  Saint-RaphaĂ«l, pour commĂ©morer cet Ă©vĂ©nement majeur de la Seconde Guerre mondiale, le chef de l’État a lancĂ© un appel aux maires allant dans ce sens. Les vies de ces hĂ©ros d’Afrique doivent faire partie de nos vies de citoyens libres. 
 Sans eux, nous ne serions pas. C’est pourquoi je lance aujourd’hui un appel aux maires de France, pour qu’ils fassent vivre, par le nom de nos rues et de nos places, la mĂ©moire de ces hommes qui rendent fiĂšre toute l’Afrique », a dĂ©clarĂ© Emmanuel Macron. . 329 115 292 29 223 492 454 150

c est nous les descendants des régiments d afrique